La croissance Togolaise a été bonne et résiliente relativement à la région africaine au cours de l’année 2017



Ce constat a été fait par le FMI dans son rapport sur les « Perspectives Economiques Régionales en Afrique Subsaharienne- Ajustement Budgétaire et Diversification ».
Lancé à Dakar il  y a quelques jours, plus précisément le 30 octobre de l’année en cours, le rapport fait un diagnostic de l’état de l’économie mondiale en général et en particulier celui de l’économie de la région  Afrique subsaharienne. Il relève également, les problèmes,  les  défis ainsi que les enjeux  tout en proposant des remèdes ou approches de solutions. En analysant le contenu du rapport sur les « Perspectives Economiques Régionales en Afrique Subsaharienne- Ajustement Budgétaire et Diversification », l’on se rend compte qu’il y a  ralentissement de l’activité économique. Mais   bien évidemment ce ralentissement qui  a touché la majeure partie de l’Afrique subsaharienne s’atténue. Toutefois  la situation de la région africaine reste fondamentalement préoccupante. Le taux de croissance devrait atteindre 2,6% en 2017 et ce rebond s’explique principalement par des facteurs ponctuels, notamment le redressement de la production pétrolière au Nigéria et l’atténuation de la sécheresse en Afrique orientale et australe, et par une amélioration relative de la conjoncture extérieure.

« Même avec cette embellie, la croissance dépassera à peine le taux de croissance démographique », précise le représentant résident du FMI au Togo Dr Sampawende Jules Tapsoba lors de sa présentation, puis il ajoute  qu’ : « Un tiers des pays de la région continuent d’enregistrer des taux d’au moins 5 %, mais dans 12 pays de la région, qui abritent plus de 40 % de sa population, le revenu par habitant devrait diminuer. Les pays d’Afrique subsaharienne doivent aussi mener des réformes structurelles et saisir les occasions de pousser la croissance au-delà des projections actuelles, en agissant sur le front de la transformation structurelle et de la diversification des exportations, y compris en améliorant l’accès au crédit, les infrastructures et le cadre réglementaire et en mettant en valeur la main-d’œuvre qualifiée ».

Saluant l’imitative, le Ministre de l’économie et des finances monsieur Sani YAYA approuve l’objectivité de ce rapport et s’en félicite, «Du reste, en ce  qui concerne notre pays, le Togo, et selon le Fonds Monétaire International (FMI), il apparait que la croissance a été bonne et résiliente relativement a la région africaine. Mais, elle fait face comme dans d’autres Etats à la vulnérabilité de la dette publique comme on le constate dans bon nombre de pays  sur le continent. Pour sortir de cette situation, le gouvernement  Togolais  a entrepris  de vastes reformes qui se poursuivent notamment par l’assainissement  des finances publiques dont l’objectif est de ramener la dette à un niveau soutenable. Ces efforts portent déjà leurs fruits grâce à notre programme soutenu par le FMI ».

Il a ensuite réaffirmé aux autorités du FMI, « la détermination du Gouvernement Togolais à poursuivre et à approfondir l’assainissement des finances publiques et la mise en œuvre des reformes structurelles afin de parvenir à une croissance encore plus inclusive et durable ».

Rappelons que le ministre de l’économie et des finances, pour la circonstance avait à ses cotés, le ministre de la planification du développement monsieur Kossi ASSIMAIDOU et de Madame le ministre du commerce et de la promotion du secteur privé Balouki Bernadette LEGZIM.