SECONDE MISSION DE REVUE CONCLUANTE DU FMI



Nouveau Décaissement attendu en juin après l’examen par le Conseil d'administration du FMI de la deuxième revue dans le cadre de la FEC.
C’est en substance l’information portée à l’attention des medias ce  10 avril 2018 au  cours d’une conférence de presse qui sanctionne la fin de la mission de l’équipe du Fonds Monétaire International (FMI) au Togo. Saluant toute la rigueur avec la quelle les services du FMI travaillent, le ministre de l’Economie et des Finances indique dans son mot introductif que l’esprit d’ouverture, de compréhension et de transparence  a prévalu tout le long de cette consultation.

Le constat de la mission à l’issue de sa visite dans notre pays du 27 mars au 10 avril 2018  est sans ambigüité : « L'activité économique a connu un ralentissement au deuxième semestre de 2017 suite aux troubles sociopolitiques. En conséquence, le taux de croissance de l’économie est estimé à 4,4 % en 2017 contre 5,1 % en 2016. L'inflation est restée modérée, se situant à -0,4 % en glissement annuel à fin février 2018. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB a continué à diminuer grâce au vigoureux assainissement budgétaire amorcé par le gouvernement dans le cadre du programme. Malgré un niveau de recouvrement des recettes en deçà des prévisions en raison de la faiblesse de l'activité économique, la gestion budgétaire de l’année 2017 s’est traduite par une nette amélioration par rapport à 2016 grâce à une bonne maîtrise des dépenses. Le solde primaire intérieur, qui mesure l'effort budgétaire des autorités, s'est amélioré, passant d'un déficit d'environ 4 % du PIB en 2016 à un excédent d'environ 1 % du PIB en 2017 ». Par ailleurs, La mission note également les efforts réalisés par le gouvernement dans la réduction des arriérés de paiements intérieurs. En termes de projections futures, la mission du FMI, relativise en mettant l’accent sur : « Les  tensions socio-politiques font peser un risque sur les perspectives de croissance économique avec un impact négatif sur l'économie réelle et les recettes fiscales. La croissance économique devrait être légèrement inférieure à 5 % en 2018. À long terme, les investissements réalisés au cours des dernières années pour la modernisation des infrastructures publiques devraient stimuler la productivité et susciter un attrait marqué de l'investissement privé. L'inflation devrait rester dans les limites des critères de convergence de l'UEMOA et le compte courant extérieur devrait s'améliorer à mesure que les importations de biens d'équipement publics diminueront ».Plusieurs efforts sont faits, dans le domaine de la réduction de la dette : « Les services du FMI sont parvenus à un accord avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui serviraient de base pour la conclusion de la deuxième revue du programme triennal dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Les performances dans le cadre du programme ont été bonnes. Tous les critères de performance quantitatifs à fin décembre 2017 ont été respectés. Les objectifs quantitatifs budgétaires concernant le solde primaire intérieur et le financement intérieur ont été largement atteints. Les préfinancements qui avaient conduit à une augmentation rapide du stock de la dette au cours des dernières années, ont été arrêtés ».

Il a été  question de revoir l’aspect mobilisation des recettes afin que celui-ci n’ait pas d’impact sur le budget comme l’année 2017, ce qui nécessiterait à coup sur un réajustement du budget  en cours : «Les autorités ont l'intention de réviser le budget 2018 pour tenir compte du manque à gagner en matière de recettes, qui sera compensé par un programme d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique et un certain assouplissement de l'objectif de déficit budgétaire. Les autorités envisagent également d'intensifier les efforts de diversification de la base fiscale et de recouvrement des recettes pour combler le manque à gagner La mission a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts d'assainissement budgétaire pour réduire le niveau d’endettement de manière significative. Ces efforts contribueront à créer une marge budgétaire pour accroître le niveau des dépenses sociales, qui sont essentielles pour réduire la pauvreté ». 

Le ministre de l’économie a remercié en fin de compte, le FMI qui ne cesse d’apporter son  concours et surtout son assistance à notre pays. Selon Sani YAYA, le Gouvernement sous l’impulsion du Chef de l’Etat, s’engage à poursuivre les reformes en vue de la transformation de l’économie togolaise, laquelle permettra à toutes les couches de pouvoir bénéficier des fruits du développement inclusif. Quelques   détails également sont donnés lors de cette conférence de presse à savoir que, le ratio de la dette publique par rapport au PIB du Togo s’est établi à 77% au 31 décembre 2017, contre 82% un an plus tôt. Et le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, de préciser que ce taux est déterminé selon les critères du Fonds monétaire international qui incluent également les dettes des sociétés d’Etat. Alors que cette même dette se situe à 71,74% du PIB selon les critères de définition propres à l’UEMOA qui met la norme communautaire à la barre de 70% en la matière