
Renforcement du dialogue entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara pour un développement inclusif et durable

Après la rencontre stratégique du mois de décembre 2025 entre le ministre des finances et du budget et les operateurs économiques qui a porté sur les mesures à mettre en œuvre pour une meilleure collecte des recettes fiscales, le comité de concertation État secteur Privé qui était au cœur de cette initiative a posé ce 26 janvier 2026 sa valise dans le septentrion. Ce déplacement qui se situe dans le prolongement du lancement du comité régional de concertation de la région de la Kara l’année dernière à la même période se veut un cadre de construction d’une confiance entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara.

Fidèles à ses habitudes d’être très proches du secteur privé dans son ensemble, le ministre des finances et du budget monsieur Essowè Georges BARCOLA a présidé personnellement les travaux de cet atelier d’échanges de Kara en souhaitant tout d’abord, les bons vœux à l’assistance : « Je voudrais souhaiter une année de paix au Togo, une année de sécurité au Togo et comme vous le savez, il nous faut la sécurité pour parvenir à un développement. Donc c’est pour moi un réel plaisir de participer à cet atelier consacré à la construction d’une relation de confiance entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara ».

En lançant les activités du Comité Régional de Concertation de la Kara, visant à instaurer un dialogue permanent et constructif entre l’administration fiscale et les entreprises de la région, le ministre BARCOLA a souligné l’importance de la confiance pour une politique fiscale efficace et a rassuré les opérateurs économiques sur la volonté de l’État de garantir un impôt juste et transparent : « Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de celle que nous avons tenue en décembre dernier à Lomé avec les opérateurs économiques de la capitale ».

Cette rencontre témoigne de la volonté du gouvernement d’instaurer un dialogue permanent, un dialogue inclusif et un dialogue constructif avec le secteur privé sur l’ensemble du territoire national. Comme vous le savez, la confiance constitue le socle de toute politique fiscale efficace. Sans la confiance, il ne peut y avoir ni civisme fiscal durable, ni mobilisation optimale des ressources indispensables au financement du développement. C’est pourquoi je tiens à rassurer les opérateurs économiques de la région de la Kara, comme je l’ai déjà fait à Lomé, l’État sera le garant d’un impôt juste. Le garant d’un impôt équitable et le garant d’un recouvrement fiscal transparent.

Le gouvernement mettra tout en œuvre pour lutter contre toute forme d’arbitraire en matière fiscale. Sous la très haute instruction de son Excellence, M. Faure Essozimna GNASSINGBE, président du Conseil, le gouvernement a engagé une troisième génération de réformes de la gouvernance fiscale. Ce vaste chantier, hautement structurant, vise à renforcer la culture de l’intégrité et du contrôle, à accélérer la digitalisation de la collecte, à introduire la facture électronique, et à élargir l’assiette fiscale. Ces réformes permettront de réduire significativement les interactions humaines dans le processus de collecte de l’emploi, limitant ainsi les risques de friction et les risques de corruption. « Ces réformes contribueront également à améliorer la reddition des comptes et à renforcer la fiabilité des données fiscales. L’objectif final est clair, élargir la base imposable, lutter plus efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale et optimiser la mobilisation des ressources publiques grâce à une meilleure traçabilité des opérations commerciales ».

Le ministre Essowè Georges BARCOLA a bien rappelé aux operateurs économiques, l’acte posé il y a un an au même endroit : « il y a exactement un an, presque jour pour jour, dans cette même salle du palais des congrès de Kara, nous posions les premiers jalons du comité régional de concertation de la Kara. La région de la Kara a ainsi constitué la première étape d’une stratégie de territorialisation du dialogue public-privé appelée à s’étendre progressivement à l’ensemble des pôles économiques régionaux du Togo. Cette initiative vise à décliner à l’échelle régionale l’architecture nationale du dialogue public-privé et à favoriser une meilleure appropriation des réformes et politiques publiques par les acteurs locaux.

Cette initiative s’inscrit pleinement dans le contexte de l’avènement de la Ve République et dans la vision du président du Conseil qui rappelait le 2 décembre dernier, dans son discours sur l’état de la nation, je cite, « La République parlementaire porte la voix des territoires dans les décisions nationales. Elle est le socle d’un État plus proche qui reconnaît la pluralité des réalités locales et valorise les initiatives issues du terrain ». L’atelier de ce jour marque le démarrage effectif des activités du comité régional de consultation de la Kara. A cette occasion, permettez-moi de dire quelques mots sur la mission, la gouvernance et le fonctionnement de ce comité.

« Le comité régional a pour mission principale d’animer le dialogue public-privé dans le ressort territorial de la région de la Kara. A ce titre, il est notamment chargé d’examiner et de veiller à la prise en charge des préoccupations des acteurs économiques locaux ».
Le secteur privé notamment le patronat, reconnaissant les actes forts louables posés par monsieur le ministre BARCOLA depuis son arrivée à la tête du département ministériel qui est en relation étroite avec le secteur privé a dépêché à Kara son vice président en la personne de monsieur Thierry AWESSO qui a bien salué l’initiative du cadre de concertation État-secteur privé de décentraliser le dialogue vers les régions, notamment la région de la Kara.

Il a souligné l’importance du partenariat entre l’État et le secteur privé pour libérer le potentiel économique de la région et contribuer à la croissance nationale.
Selon monsieur AWESSO : « Le secteur privé est un acteur essentiel de la croissance économique nationale, créant des emplois et générant des richesses, des tensions et des incompréhensions existent parfois entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques, mais il est essentiel de dépasser ces obstacles, le thème de l’atelier est clair : renforcer le partenariat entre l’administration fiscale et les entreprises de la région de la Kara ».

Il a pour terminer évoque les piliers essentiels pour un partenariat gagnant-gagnant :
- Le respect mutuel des obligations
- La promotion du dialogue permanent
- Un partenariat gagnant-gagnant
- La culture de l’amélioration continue
- Le secteur privé est prêt à travailler étroitement avec l’administration fiscale pour relever les défis et atteindre les objectifs de la feuille de route gouvernementale 2025-2030.

Puis appeler à l’action c’est à dire :
- Construire ensemble une culture de dialogue, de conformité volontaire et de confiance durable
- Établir la confiance comme un processus continu, fondé sur le dialogue et la transparence
- Faire de la région de la Kara un modèle de partenariat pour un développement inclusif et durable.

Les participants ont exprimé plusieurs préoccupations majeures. Ils ont notamment évoqué les difficultés liées à la digitalisation, caractérisées par la lenteur et la saturation des plateformes de l’OTR, le manque d’information sur les nouvelles solutions numériques comme DIMANA, ainsi que la faible maîtrise des outils digitaux par de nombreux opérateurs. Ils ont demandé une amélioration technique des systèmes et une prorogation des délais en cas de dysfonctionnements. Les participants ont recommandé le renforcement de la formation des agents de l’OTR en matière d’accueil et de communication, le maintient d’un dialogue permanent entre l’État et le secteur privé, et l’adaptation de certaines règles fiscales aux réalités des petits opérateurs économiques.

Tout compte fait, tout comme la rencontre de Lomé, les échanges étaient fraternels et francs et parfois houleux, mais le ministre des finances et du budget a toujours su trouver des mots justes et réalistes pour expliquer le bienfondé de cette initiative à ses interlocuteurs.
A l’issue de l’atelier, l’agenda 2026 du comité régional a été présenté par monsieur BANIAB Moyem le secrétaire exécutif du comité de concertation État Secteur Privé (CCESP).

Il s’agit : d’assurer la régularité des réunions statutaires du comité et veiller à leur efficacité ; d’élaborer la Cartographie des acteurs publics et privés, de mener des actions de promotion pour renforcer la visibilité du comité régional dans la région ; faire des réunions thématiques sur des sujets qui font problématiques spécifiques et concrètes rencontrées par les acteurs du secteur privé dans les différentes préfectures de la région.