FMI et Togo : accord au niveau des services pour débloquer 110,8 millions de dollars

FMI et Togo : accord au niveau des services pour débloquer 110,8 millions de dollars

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Les troisième et quatrième revues du programme FEC validées, sous réserve de l’approbation du conseil d’administration

Le Fonds monétaire international et les autorités togolaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur la troisième et quatrième revues conjointes du programme de réformes économiques soutenu par la Facilité élargie de crédit. L’annonce a été faite le 21 mai 2026 par Tidiane Kinda, chef de mission du FMI, à l’issue de discussions tenues à Washington fin avril puis à Lomé du 11 au 19 mai 2026.
Cet accord reste subordonné à l’approbation du conseil d’administration du FMI. Une fois validé, le Togo aura accès à 80,74 millions de DTS, soit environ 110,8 millions de dollars. Le total des décaissements au titre de l’accord atteindrait alors 220,2 millions de DTS, environ 302,2 millions de dollars.
Des résultats globalement satisfaisants malgré un contexte tendu  
La mise en œuvre du programme est jugée globalement satisfaisante. Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été remplis, sauf un critère par revue. Sur le plan structurel, sept des huit repères ont été atteints depuis la deuxième revue, notamment sur la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et la supervision des entreprises publiques. Les objectifs de dépenses sociales et de protection des plus vulnérables ont également été respectés.

L’économie togolaise a maintenu sa résilience en 2025 avec une croissance du PIB réel d’environ 6 %, portée par les services, tandis que l’inflation s’est modérée. Pour 2026, le FMI prévoit un ralentissement temporaire de l’activité et une remontée de l’inflation, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

Priorité à l’équilibre budgétaire et aux réformes structurelles  
Le déficit budgétaire est tombé à 3,2 % du PIB en 2025 grâce à une maîtrise des dépenses. Le gouvernement maintient l’objectif de le ramener à 3 % d’ici 2027, en s’appuyant sur une nouvelle stratégie de mobilisation des recettes. Le FMI insiste sur la nécessité de concilier discipline budgétaire et protection des populations vulnérables face au choc énergétique.

À moyen terme, l’institution souligne l’importance de renforcer le secteur financier, d’améliorer la performance des entreprises publiques, en particulier dans l’énergie, et de poursuivre les réformes de gouvernance et du climat des affaires pour soutenir la compétitivité et l’investissement privé.

« L’équipe du FMI tient à remercier les autorités togolaises pour leur étroite coopération, leur dialogue constructif et leur engagement sans faille envers les objectifs du programme », a déclaré Tidiane Kinda.