Bilan positif pour le projet Bonne Gouvernance Financière de la GIZ

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Quatre ans de coopération saluées lors d’un dernier atelier de clôture tourné vers l’avenir

L’atelier du 19 mai 2026 valide les acquis et trace les perspectives pour la continuité des réformes au Togo.

Après quatre années de mise en œuvre, le projet Bonne Gouvernance Financière / Good Financial Governance (GFG) de la GIZ s’achève officiellement. La cérémonie de clôture s’est tenue ce mardi 19 mai 2026 dans la salle CEDEAO du CASEF, en présence de partenaires techniques, de représentants d’institutions togolaises et de hauts cadres de la Coopération allemande.

Le ministre des finances et du budget était représenté par le secrétaire général du ministère, M. Akaya Kpowbie Stéphane, aux côtés du chef de la coopération de la République d’Allemagne et du chef de projet GFG.

Financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) à hauteur de 9,5 millions d’euros, soit 6 231 591 500 FCFA, le projet a été exécuté par la GIZ de juillet 2022 à juin 2026. Il s’inscrit dans le cadre du partenariat germano-togolais pour les réformes conclues en juillet 2021 et répond à l’ODD 16 sur des institutions efficaces, responsables et transparentes. Il est également aligné sur l’axe 3 de la Feuille de route gouvernementale 2025, intitulé « Moderniser le pays et renforcer ses structures ».

Durant ces quatre ans, le projet GFG a accompagné l’État togolais dans l’amélioration de la gestion des finances publiques. Les résultats portent sur le renforcement du suivi des réformes grâce à des outils numérisés et participatifs intégrant l’approche genre, l’optimisation de la mobilisation des recettes fiscales via la gestion des risques et l’élargissement de l’assiette, ainsi que l’amélioration du contrôle des finances publiques.

Ces avancées se traduisent notamment par le fonctionnement régulier du cadre de concertation des organes de contrôle, la progression des recettes fiscales, l’usage du référentiel national de contrôle financier par les contrôleurs, et la première analyse d’efficience économique conduite par la Cour des comptes. Les capacités des institutions partenaires ont par ailleurs été renforcées par des formations, le déploiement d’outils numériques et la mise à disposition de matériel roulant et informatique.

L’atelier de ce 19 mai vise à valider les acquis et à formuler des recommandations pour pérenniser l’impact du projet au-delà de sa clôture officielle prévue le 30 juin 2026. Plusieurs processus techniques et administratifs sont encore en cours et seront finalisés en juin en vue de la capitalisation des résultats.

Selon Monsieur Bawenao ADJOKE, le chef Projet : ””” le projet GFG a permis de doter le Togo d’un système de suivi des réformes plus performant, transparent et participatif, tout en renforçant la mobilisation des recettes et l’équité fiscale’’’’.

La Coopération allemande réaffirme son engagement à accompagner la continuité des réformes. La prochaine phase mettra l’accent sur le développement territorial intégré, avec un appui au développement local durable et inclusif dans les régions des Savanes et de la Kara, afin de rendre les territoires plus attractifs pour les investisseurs privés et de renforcer la gouvernance financière des communes et régions. L’approche retenue privilégie la co-production et la participation citoyenne pour accroître la résilience des collectivités face aux défis du développement économique local.

Le discours prononcé par Monsieur Johannes KLOTZ le chef de la coopération de l’ambassade d’Allemagne lors de l’atelier de clôture a trait à la portée du partenariat germano-togolais et la qualité de la collaboration entre la Coopération allemande, le ministère des finances et du budget et le SP-PRPF. L’orateur a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs qui a permis de concrétiser les objectifs du projet Bonne Gouvernance Financière, financé à hauteur de 9,5 millions d’euros par l’Allemagne dans le cadre du Compact with Africa.

Il a rappelé que l’ambition du projet était d’améliorer la gestion des finances publiques, d’accroître durablement la mobilisation des recettes propres et d’en assurer une utilisation rationnelle, appuyée par un contrôle efficient. Tout en constatant la fin de l’accompagnement du GFG, il a insisté sur la pérennité de ses acquis et sur la nécessité de les consolider au service d’une gestion transparente et efficace, facteur de croissance et de bien-être pour la population togolaise.

Monsieur Johannes KLOTZ a dans son intervention également annoncé le lancement du nouveau projet « Développement territorial intégré et bonne gouvernance », qui couvre les régions des Savanes et de la Kara. Elle a réaffirmé la disponibilité de l’Allemagne à soutenir le Togo dans la mise en œuvre de sa future feuille de route, et appelé à la finalisation des textes d’application relatifs à la Cour des comptes et à la Haute Autorité pour la transparence. « Ma joie n’est pas en effet liée à la fin du projet, mais plutôt à cette opportunité qui m’est offerte pour saluer l’engagement et la mobilisation de tous. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. L’accompagnement du projet GFG prend fin, toutefois, ses acquis demeurent pour une consolidation de la gestion transparente et efficace des finances publiques, au bénéfice de la croissance économique et du bien-être de la population togolaise. »  a déclaré Johannes KLOTZ.

La parole a ensuite été donnée au secrétaire général du ministère des Finances et du Budget pour l’ouverture officielle de la cérémonie. Dans son allocution, le Secrétaire Général Stéphane Kpowbie Tchasso, AKAYA représentant du ministre Essowè Georges BARCOLA, a ouvert la cérémonie de clôture du projet Bonne Gouvernance Financière au nom du gouvernement togolais. Il a adressé les remerciements du Togo au gouvernement de la République d’Allemagne et à la GIZ pour un accompagnement jugé constant, précieux et aligné sur la vision du président du Conseil SEM Faure Essozimna GNASSINGBE : « Protéger, Rassembler, Transformer ».

Il a rappelé que le projet de 9,5 millions d’euros s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’action publique portée par la Feuille de route gouvernementale (FDR). Face aux exigences de performance, de transparence budgétaire et de mobilisation des ressources internes, le Togo a choisi d’accélérer ses réformes structurelles.

Sur les quatre années de mise en œuvre, le Secrétaire Général a salué des acquis concrets : “”

  • Renforcement du pilotage des réformes et amélioration de la cohérence entre planification, budgétisation, exécution et suivi-évaluation,
  • Progrès dans la mobilisation des recettes propres et la modernisation du contrôle des finances publiques,
  • Consolidation de la soutenabilité budgétaire et de l’autonomie financière de l’État,
  • Montée en puissance des organes de contrôle internes et externes, désormais mieux outillés””.

Monsieur le Secrétaire Général Stéphane Kpowbie Tchasso AKAYA a insisté sur le fait que les réformes des finances publiques sont un levier stratégique de transformation de l’État et de restauration de la confiance publique. Le projet a introduit l’innovation, la digitalisation et une culture du résultat. L’évaluation externe, avec une note de 81/100 selon les standards internationaux, en atteste.

Pour le SG, cette cérémonie est un moment de capitalisation et de réflexion sur la durabilité des réformes. La responsabilité collective est désormais d’assurer l’appropriation institutionnelle des outils, le maintien des compétences et la continuité de la modernisation. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre dans cette voie. « Les résultats obtenus par le projet GFG démontrent que les réformes des finances publiques ne se limitent pas à de simples ajustements techniques ou procéduraux. Elles constituent avant tout un levier stratégique de transformation de l’État, de consolidation de la confiance publique et surtout d’amélioration de la qualité des services publics délivrés aux citoyens. », souligne le Secrétaire Général Stéphane Kpowbie Tchasso, AKAYA.

Monsieur AKAYA conclura par des remerciements appuyés à la GIZ, à l’équipe de coordination, au Secrétariat Permanent et au cabinet pour leur rigueur et leur capacité à accélérer les procédures de passation des marchés. Il a ensuite déclaré ouverts les travaux de l’atelier

Au titre des témoignages, les représentants du SP-PRPF, de l’OTR, de l’UPF, de la CDC, de l’IGE, de l’IGF et de la DNCF ont été unanimes : l’ensemble des structures présentes a reconnu le caractère bénéfique du projet GFG pour le renforcement de leurs capacités opérationnelles et de leur contribution à la gouvernance financière publique.

Les activités du projet Bonne Gouvernance Financière / Good Financial Governance (GFG) de la GIZ ont pris fin mais les impacts demeurent pour toujours.