PPP au Togo / Le Gouvernement passe à la vitesse supérieure avec le lancement du Club PPP Togo

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Décideurs et bailleurs réunis à Lomé pour structurer les projets PPP

Réunis à Lomé ce 03 septembre 2026, décideurs publics, bailleurs et experts ont validé les outils pour accélérer les infrastructures. Annonce du dédoublement de la voie Davié-Atakpamé et mise en place d’une Task Force.

Pour une demi-journée, la salle Concorde de l’Hôtel 2 Février a affiché complet. Décideurs publics, investisseurs, experts et acteurs du financement se sont retrouvés pour une conférence de haut niveau dédiée aux Partenariats Public-Privé, organisée par le Ministère des finances et du Budget, le Ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements avec l’appui du Club PPP MedAfrique.

1. « Le PPP n’est pas de l’argent magique “ : La pédagogie en premier.

C’est Mr. Marc TEYSSIER D’ORFEUIL, Président de ComPublic et Délégué général du Club PPP MedAfrique, qui a donné le ton.

Il a remercié Son Excellence Monsieur le Président du Conseil Faure Essozimna GNASSINGBE, les ministères des Finances et de l’Économie, ainsi que le ministre délégué Arthur TRIMUA pour la préparation. 

« Un ami de l’Afrique et un supporter du Togo », il a expliqué les 3 types de PPP : marchands, non marchands et mixtes. Son alerte : « Le PPP, ce n’est pas de l’argent magique ». Pour lui, l’enjeu est la massification : faire 20 écoles en 5 ans au lieu d’1 par an, grâce à des sociétés de projet.

Il a aussi salué la présence du « grand témoin » M. Michel SAPIN, ancien ministre de l’économie (France) père de la loi Sapin.

2. La vision du Gouvernement / Protéger, Rassembler, Transformer.

Monsieur BADANAM PATOKI, Ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, a porté la parole officielle.

Il a inscrit les PPP au cœur de la feuille de route 2026-2031 : « le bras armé » pour faire du Togo un hub logistique et un pôle industriel.  

Chiffres à l’appui, il a rappelé une croissance moyenne de 6,0% ces 5 dernières années et une prévision de 6,3% pour 2026. Mais avec un constat : des déficits majeurs en infrastructures et un gap de financement en Afrique de 68 à 108 milliards USD/an.

Ses 4 atouts pour le Togo : une terre d’accueil, un cadre juridique moderne avec la loi de 2021 et l’ARCOP, des succès déjà prouvés à Kekeli, au Port et à la PIA, et désormais une plateforme de dialogue.

Message fort : « Le PPP n’est pas un contournement budgétaire. C’est un instrument d’efficacité, de rigueur et de responsabilité partagée ». Le ministre PATOKI a aussi exigé des « PPP durables » et des « PPP de proximité » pour les écoles et centres de santé, avec transfert de compétences obligatoire.

3. Du Discours à l’action : Les 3 tables rondes

Table Ronde 1 – Le Cadre : Rassurer  

Animée par M. Aftar MOROU TOURE, DG de l’ARCOP.  

Le Thème a été : « Le contrôle a priori : un filet de sécurité, non un obstacle ». Objectif : dédramatiser la procédure. Le contrôle sécurise les montages et évite les contentieux.

Table Ronde 2 – Les Bailleurs : Convaincre  

Intervention d’un représentant de la BOAD.  

Message : « Les bailleurs regardent les PPP togolais avec intérêt ». Condition : transparence et projets bancables bien préparés. L’argent est disponible.

Table Ronde 3 – L’Urgence : Accélérer  

Animée par M. SANI YAYA, Ministre délégué chargé des Travaux Publics, avec comme thème : « Financer les infrastructures qui ne peuvent pas attendre le budget ». Le ministre a fait une annonce majeure : Le gouvernement envisage le dédoublement prochain de la voie Davié – Atakpamé et de ses ponts. Un signal fort pour désengorger un corridor économique vital.

4. Clôture, le Togo s’institutionnalise.

En conclusion, le ministre Badanam PATOKI a remercié l’assistance et a officiellement installé le Club PPP du Togo. Il a aussi annoncé la création d’une Task Force opérationnelle rattachée au plus haut niveau : un guichet unique pour lever les blocages et accélérer les dossiers, avec obligation de résultats.

Ainsi donc, le Togo quitte la phase de sensibilisation. Les outils juridiques sont prêts, les partenaires sont mobilisés. Place maintenant à la structuration et à l’exécution des projets.