
L’adjudication du 29 mai 2026 dépasse largement l’objectif de 25 milliards FCFA fixé par le Trésor togolais, l’État a retenu 27,5 milliards FCFA

Le Togo confirme la confiance des investisseurs. Sur une recherche de 25 milliards FCFA, le Trésor a reçu des soumissions globales de 93,42905 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 373,72%. Preuve de l’appétit du marché pour la signature togolaise.
Détail des instruments :
- BAT 364 jours : 26,047 milliards FCFA soumis, taux entre 4,80% et 6,80%
- OAT 3 ans : 51,60205 milliards FCFA soumis, prix entre 99,50% et 95,50%
- OAT 5 ans : 15,78 milliards FCFA soumis, prix entre 97,25% et 95,55%
Au final, l’État a retenu 27,5 milliards FCFA, légèrement au-dessus du montant initialement visé. Une opération qui renforce la présence du Togo sur le marché de l’UMOA et finance les projets de développement.

Objectif axé sur la gestion prudente de la dette :
Cette adjudication illustre la rigueur de la gestion de la dette togolaise. Avec un taux de couverture de 373,72% pour 25 milliards FCFA recherchés, le Togo avait la marge pour choisir ses conditions. En ne retenant que 27,5 milliards FCFA, l’État évite la surenchère et maîtrise son endettement. La dispersion des taux reste modérée : 4,80% à 6,80% sur le BAT 364 jours, et des prix entre 95,50% et 99,50% sur les OAT 3 et 5 ans. Cela montre que le Trésor privilégie le coût optimal plutôt que le volume maximal. Le Togo privilégie ainsi le coût optimal au volume maximal.
En termes de résultat, disons que le Togo sécurise les ressources nécessaires aux investissements, tout en préservant la soutenabilité de sa dette et la confiance des investisseurs sur le marché UMOA. Une gestion qui mise sur la qualité plutôt que la quantité.

Nous pouvons préciser que le pays sécurise tout simplement les ressources pour financer ses projets de développement tout en préservant la soutenabilité de sa dette et la crédibilité de sa signature sur le marché UMOA. Une gestion qui mise sur la qualité plutôt que la quantité. Cette cinquième sortie sur le marché régional s’inscrit donc dans la stratégie de financement du budget 2026 du Togo arrêté à 2751 milliards de FCFA. Selon les prévisions des autorités, 463 milliards de FCFA devront être mobilisés sur le marché de titres publics de l’UMOA afin de couvrir une partie des besoins de financement de l’État. Et le décompte se poursuit naturellement donnant si les calculs sont bons 143 milliards mobilisés en cinq (05) sorties ce 29 mai 2026 et quelques 320 milliards restant à mobiliser.

Les BAT sont des instruments à court terme (moins d’un an), souvent utilisés pour gérer la trésorerie courante de l’État, tandis que les OAT, de maturité plus longue, visent à soutenir la mise en œuvre de projets économiques à forte valeur ajoutée.
Et pour rappel, le recours au marché régional n’a rien d’exceptionnel : il s’agit d’une stratégie récurrente des États de l’UEMOA, dont le Togo, pour mobiliser des ressources à moyen et long terme afin de financer les besoins budgétaires, notamment les investissements publics structurants, le remboursement de la dette intérieure, ou encore le soutien aux secteurs productifs.