
Durant (04) jours Lomé s’affirmera comme un cadre de dialogue privilégié pour la modernisation des administrations fiscales en Afrique de l’Ouest

La capitale togolaise accueille depuis ce mardi 21 avril un atelier régional de haut niveau sur le management des administrations fiscales, organisé conjointement par AFRITAC de l’Ouest et la Commission de l’UEMOA. Réunissant les dirigeants des administrations fiscales des pays couverts par AFRITAC de l’Ouest, cette rencontre se tient dans un contexte où la mobilisation des recettes domestiques est devenue un impératif stratégique pour les États de la sous-région

Pour rappel : AFRITAC de l’Ouest, Centre Régional d’Assistance Technique du Fonds Monétaire International (FMI), a pour mission de renforcer les capacités des administrations publiques ouest-africaines en matière de gestion économique et financière, de statistiques et de réformes structurelles. Depuis plusieurs décennies, le FMI, par son intermédiaire, accompagne techniquement les pays membres dans la modernisation de leurs administrations fiscales à travers des évaluations TADAT (Tax Administration Diagnostic d’Évaluation de l’Administration Fiscale), des missions d’assistance technique et des programmes de formation visant à corriger les faiblesses structurelles en matière de gouvernance, de management et d’intégrité.

Ces diagnostics mettent toutefois en lumière des insuffisances persistantes qui freinent l’efficacité des réformes et limitent la capacité des États à financer durablement leurs politiques publiques. D’où la nécessité d’impliquer directement les cadres dirigeants dans la conduite du changement, comme l’a souligné le message de M. Oral Williams, Directeur d’AFRITAC de l’Ouest, transmis par Mme RACHEEDA BOUKEZIA, Représentante Résidente du FMI au Togo.

Le choix de Lomé n’est pas fortuit. Le FMI et plusieurs institutions saluent la résilience de l’économie togolaise et la maîtrise de son inflation, qui illustrent les efforts consentis en matière de stabilité macroéconomique. Comme l’a indiqué Mme BOUKEZIA:« Lomé s’impose ainsi comme un lieu neutre et symbolique pour favoriser le partage d’expériences entre administrations fiscales francophones d’Afrique de l’Ouest ».
Cet atelier s’inscrit dans la continuité de la première rencontre d’Abidjan en décembre 2022 et poursuit quatre objectifs majeurs : améliorer la gouvernance et le management des administrations fiscales afin d’en renforcer la performance et la crédibilité ; partager les bonnes pratiques et les expériences concrètes entre pays de la région ; renforcer l’intégrité et la transparence dans la gestion fiscale ; enfin, débattre des défis persistants mis en évidence par les évaluations TADAT, notamment la faible mobilisation des recettes et la rigidité des charges budgétaires.

Au nom du ministre des Finances et du Budget, Mme Mawoussé Akou ADETOU AFIDENYIGBA, Directeur de Cabinet, a officiellement ouvert les travaux. Elle a rappelé que la gouvernance fiscale ne dépend pas uniquement des dirigeants des administrations, mais également du cadre juridique et institutionnel dans lequel elles évoluent :« Les faiblesses persistantes de management et de gouvernance, mises en évidence par les missions du FMI, expliquent en grande partie le faible impact des réformes en termes de mobilisation des recettes, d’amélioration du civisme fiscal et d’efficience des administrations fiscales.

Dans un contexte marqué par la transition fiscale imposée par les accords communautaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, et dans un environnement d’incertitude lié aux chocs mondiaux, aux tensions géopolitiques, au renchérissement du coût du financement et à la baisse de l’aide extérieure, la mobilisation accrue des recettes intérieures est devenue une priorité centrale. La qualité du management et de la gouvernance constitue à cet égard un levier déterminant, indissociable du renforcement de la transparence, de la lutte contre la corruption, de la performance organisationnelle et de la crédibilité de l’action publique ».
Les quatre jours de travaux aborderont des thématiques essentielles : gouvernance et intégrité, pilotage stratégique et gestion de la performance, autonomie institutionnelle, ressources humaines et conduite du changement, transformation numérique et gouvernance des données, ainsi que l’harmonisation régionale des pratiques fiscales. Il s’agit également de poursuivre la rédaction d’un guide régional des bonnes pratiques et de réfléchir à la mise en place d’un observatoire régional des performances fiscales.

Pour clore son intervention, madame le Directeur de Cabinet a ainsi convié les participants à faire preuve d’esprit de dialogue et de collaboration pour que cet échange débouche sur des actions concrètes et durables au service des populations : <<Je me réjouis par ailleurs de la richesse des thématiques abordées au cours de cet atelier : gouvernance et intégrité, pilotage stratégique et gestion de la performance, autonomie institutionnelle, ressources humaines et conduite du changement, transformation numérique et gouvernance des données, ainsi qu’harmonisation régionale des pratiques fiscales. Ces thèmes traduisent une approche résolument pragmatique et orientée vers les résultats, indispensable pour transformer les diagnostics en actions concrètes et durables.

Je suis convaincu qu’au terme de ces travaux, et grâce à l’expertise mobilisée, vous disposerez d’outils renforcés pour piloter les réformes, améliorer la performance de vos administrations et restaurer durablement la confiance des citoyens dans l’impôt. Je forme le vœu que cet atelier soit couronné de plein succès et que Lomé demeure, pour chacun de vous, le symbole d’un engagement renouvelé en faveur d’une gouvernance fiscale exemplaire en Afrique de l’Ouest>>.

Dans un environnement marqué par la contraction de l’aide internationale, les incertitudes géopolitiques et la récurrence des chocs climatiques, les États ouest-africains n’ont d’autre choix que de s’appuyer davantage sur leurs ressources propres. Cet atelier de Lomé se veut ainsi un levier concret pour bâtir des administrations fiscales plus efficientes, plus transparentes et mieux outillées, capables de soutenir la mise en œuvre des priorités nationales, notamment la feuille de route 2026-2031 du Togo, et des agendas régionaux de développement.

Dans un environnement marqué par la contraction de l’aide internationale, les incertitudes géopolitiques et la récurrence des chocs climatiques, les États ouest-africains n’ont d’autre choix que de s’appuyer davantage sur leurs ressources propres. Cet atelier de Lomé se veut ainsi un levier concret pour bâtir des administrations fiscales plus efficientes, plus transparentes et mieux outillées, capables de soutenir la mise en œuvre des priorités nationales, notamment la feuille de route 2026-2031 du Togo, et des agendas régionaux de développement.

Au-delà des échanges techniques, cette rencontre incarne un engagement collectif : transformer les diagnostics en actions durables, renforcer la confiance des citoyens dans l’impôt et consolider la souveraineté financière de la région. Que Lomé demeure, au terme de ces travaux, le symbole d’une volonté partagée de promouvoir une gouvernance fiscale exemplaire et au service du développement inclusif en Afrique de l’Ouest.