
Les troisième et quatrième revues du programme FEC validées, sous réserve de l’approbation du conseil d’administration



La mise en œuvre du programme est jugée globalement satisfaisante. Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été remplis, sauf un critère par revue. Sur le plan structurel, sept des huit repères ont été atteints depuis la deuxième revue, notamment sur la gestion des finances publiques, la transparence budgétaire et la supervision des entreprises publiques. Les objectifs de dépenses sociales et de protection des plus vulnérables ont également été respectés.

L’économie togolaise a maintenu sa résilience en 2025 avec une croissance du PIB réel d’environ 6 %, portée par les services, tandis que l’inflation s’est modérée. Pour 2026, le FMI prévoit un ralentissement temporaire de l’activité et une remontée de l’inflation, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

Le déficit budgétaire est tombé à 3,2 % du PIB en 2025 grâce à une maîtrise des dépenses. Le gouvernement maintient l’objectif de le ramener à 3 % d’ici 2027, en s’appuyant sur une nouvelle stratégie de mobilisation des recettes. Le FMI insiste sur la nécessité de concilier discipline budgétaire et protection des populations vulnérables face au choc énergétique.

À moyen terme, l’institution souligne l’importance de renforcer le secteur financier, d’améliorer la performance des entreprises publiques, en particulier dans l’énergie, et de poursuivre les réformes de gouvernance et du climat des affaires pour soutenir la compétitivité et l’investissement privé.
« L’équipe du FMI tient à remercier les autorités togolaises pour leur étroite coopération, leur dialogue constructif et leur engagement sans faille envers les objectifs du programme », a déclaré Tidiane Kinda.