Le nucléaire civil au service du Togo

Le nucléaire civil au service du Togo

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Une énergie fiable pour éclairer, soigner et industrialiser

Londres accueille depuis hier 9 septembre 2026 la 51ème édition du Symposium mondial du nucléaire, WNS 2026. Un sommet stratégique qui réunit chefs d’État, industriels, financiers et experts. La présence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, Président du Conseil marque la volonté du Togo de miser sur le nucléaire civil comme levier de diversification énergétique et de croissance économique.

C’est quoi le nucléaire civil ? 

En simple : c’est l’utilisation de l’énergie contenue dans l’atome, mais à des fins pacifiques et non militaires.

De l’ambition aux milliards

Placé sous le thème “” De l’ambition à l’action””, le WNS 2026 intervient alors que le nucléaire civil retrouve une place centrale dans les stratégies énergétiques mondiales. L’objectif : tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. Au-delà de la technologie, la vraie question est le financement. Les projets sont lourds, longs et coûteux. Ils exigent des montages solides, des partenariats public-privé et l’appui des institutions financières internationales.  

Un sommet entier est d’ailleurs consacré à la “” finance nucléaire”” pour transformer les engagements en chantiers concrets.

Souveraineté énergétique : le pari togolais

Pour Lomé, le nucléaire civil n’est pas une arme. C’est un outil pour sécuriser l’approvisionnement, abaisser les coûts et attirer l’industrie. Une énergie fiable et compétitive est le socle de la productivité des entreprises, de l’industrialisation et de l’attractivité du Togo. Dans un contexte de forte croissance démographique et d’urbanisation, plusieurs États africains considèrent désormais le nucléaire civil comme une option stratégique à long terme.

Pourquoi le Togo s’y intéresse ?

-Énergie 24h/24 : Contrairement au solaire ou à l’éolien, une centrale nucléaire ne s’éteint pas la nuit.

-Zéro CO2 : Presque pas de gaz à effet de serre. Un vrai levier pour la transition énergétique.

Souveraineté : Moins de coupures, moins de dépendance au pétrole et au gaz. Plus d’usines, plus d’emplois.

-Bien plus que du courant : En médecine pour traiter le cancer, en agriculture pour conserver les récoltes, en recherche.

Le Togo mise sur l’Afrique

Membre du Conseil des Gouverneurs de l’AIEA, le Togo veut peser dans les débats continentaux. Cela s’est vu lors du Sommet NEISA 2026 à Kigali, où le Président du Conseil a plaidé pour une coopération africaine renforcée autour du nucléaire civil. L’idée : mutualiser les compétences, formations et capacités techniques pour avoir plus de poids face aux investisseurs. Cette stratégie se poursuivra à Lomé, du 1er au 3 juin 2027, avec l’organisation de la 3ème édition du NEISA. Le Togo aura alors une tribune pour affirmer ses priorités énergétiques.

Le forum sur les Partenariats Public-Privé qui s’est déroulé à Lomé il y a une semaine prend tout son sens. Car pour réussir l’alignement sur le nucléaire civil, il faudra précisément ces mécanismes : mobiliser les investisseurs, sécuriser les financements et bâtir des PPP solides. Le Togo ne se contente donc pas d’afficher une ambition. Il pose déjà les bases institutionnelles et financières pour la rendre possible.

Pour terminer, le nucléaire civil, c’est mettre la puissance de l’atome au service du développement.  

Une énergie pour éclairer durablement, soigner et faire grandir l’industrie togolaise.