Biashara Afrika 2026/Lomé enjoint l’Afrique à l’action

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Le PC /SEM Faure GNASSINGBE appelle à traduire la Zleclaf en résultats concrets pour les populations

Le temps des discours et des promesses doit désormais céder la place aux réalisations concrètes. Tel est le message délivré lundi à Lomé par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, à l’ouverture de la 3ᵉ édition de Biashara Afrika, le grand rendez-vous panafricain consacré au commerce et à l’investissement intra-africains. Devant les acteurs économiques, institutionnels et partenaires venus de plusieurs pays du continent, le dirigeant togolais a appelé à transformer les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine en résultats tangibles pour les populations.

« Le temps de la vision doit devenir celui des résultats », a déclaré le président du Conseil dans un discours au ton résolument volontariste. Organisé conjointement par le gouvernement togolais et le Secrétariat de la ZLECAf, le forum de Lomé s’inscrit dans une dynamique de mise en œuvre concrète de l’intégration économique africaine, alors que le continent s’efforce d’accélérer ses échanges internes et de renforcer ses chaînes de valeur régionales.

Pour Faure Gnassingbé, l’Afrique dispose aujourd’hui de tous les atouts nécessaires pour relever ce défi historique. Le continent possède un marché immense, des ressources stratégiques, une jeunesse dynamique et un cadre juridique désormais établi par la ZLECAf. Il revient désormais aux États africains et aux acteurs économiques de faire preuve d’audace et d’efficacité afin de convertir cette ambition politique en une réalité économique durable.

Le Président du Conseil du Togo a notamment mis en avant l’expérience du Togo comme illustration d’une intégration économique en marche. Grâce à son port en eau profonde, à ses infrastructures logistiques et aux réformes engagées ces dernières années pour améliorer le climat des affaires, le pays entend se positionner comme une plateforme régionale de commerce et de services. Par cette stratégie, Lomé entend démontrer que la ZLECAf peut produire des effets concrets lorsque la volonté politique s’accompagne d’investissements structurants et de réformes cohérentes.

L’enjeu demeure toutefois considérable pour le continent. La Zone de libre-échange continentale africaine regroupe 55 pays, plus de 1,4 milliard d’habitants et un produit intérieur brut cumulé estimé à 3 400 milliards de dollars, constituant ainsi le plus vaste marché unique au monde par le nombre d’États membres. Malgré cette ambition historique, plusieurs obstacles continuent de freiner l’intégration économique africaine.

Les barrières non tarifaires, l’insuffisance des infrastructures, les difficultés d’accès au financement, la fragmentation des chaînes de valeur et la faible participation des PME au commerce transfrontalier restent autant de défis à surmonter. C’est précisément sur ces problématiques que Biashara Afrika entend concentrer ses réflexions et ses solutions, en favorisant les partenariats, les échanges d’expériences et les opportunités d’affaires entre acteurs africains.

Dans son intervention, Faure Gnassingbé a surtout rappelé que l’Afrique ne manque ni de potentiel ni de vision. Ce qui est désormais attendu, selon lui, c’est une accélération des actions concrètes capables de transformer les accords continentaux en prospérité partagée.

À Lomé, le message était clair : le continent africain est entré dans l’heure des actes.