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La reprise des activités économiques se confirme au Togo à en croire les conclusions de la troisième session du (CNC)

La reprise des activités économiques se confirme au Togo à en croire les conclusions de la troisième session du (CNC)

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Révision à la hausse du taux de croissance économique à 5,3% en 2021, soit un raffermissement de 50 points de base,

En l’absence du Ministre de l’économie et des finances Monsieur Sani YAYA, empêché et conformément à l’article 5 du Règlement Intérieur du Conseil National du Crédit (CNC) du Togo, c’est le Ministre, conseiller auprès du Chef de l’Etat, Monsieur Simfeitchéou PRE qui a présidé les travaux de cette troisième session au titre de l’année 2021.

Les échanges portaient sur : l’évolution de la situation économique, monétaire et du système bancaire et financier à fin juin 2021 ainsi que de la qualité des services financiers au Togo au 30 juin 2021.

Au cours des travaux, il en ressort qu’après neuf mois d’activité, les indicateurs de conjoncture économique indiquent une reprise plus soutenue qu’attendu de l’activité dans le secteur tertiaire qui affiche une plus forte résilience face aux effets négatifs de la Covid-19.

« Cette évolution a conduit à une révision à la hausse du rythme de progression de l’activité économique. Ainsi, le taux de croissance économique devrait atteindre 5,3% en 2021, soit un raffermissement de 50 points de base par rapport à la prévision initiale. Quant au taux d’inflation moyen, il s’est établi à 3,9% à fin août 2021, imputable au renchérissement de certains produits vivriers, en raison d’un approvisionnement peu suffisant des marchés. Dans ce contexte, et pour lutter contre la cherté de la vie, les Autorités nationales ont pris des mesures pour contenir, à moyen terme, le taux d’inflation dans la cible communautaire. Il s’agit essentiellement de la mise en vente, à compter du 31 mai 2021, des stocks de sécurité alimentaire et le renforcement du contrôle des exportations de certains produits de grande consommation », informe le mandat du ministre de l’économie et des finances à cette session.

S’agissant de la dette publique, elle demeure maîtrisée et a représenté 59% du Produit Intérieur Brut à fin juin 2021. Pour renforcer le cadre macroéconomique, le Gouvernement accélère la mise en œuvre de sa feuille de route quinquennale 2020-2025. Dans ce contexte, les Autorités ont procédé à la mise en service, le 15 septembre dernier, de la Plate-forme Industrielle d’Adétikopé (PIA), avec notamment l’ouverture officielle de son Port Sec. Le Gouvernement a, en outre, adopté un décret portant approbation de la Charte des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Ce texte classifie désormais les TPME en quatre catégories, à savoir les nano, les micros, les petites et les moyennes entreprises. Il permettra de renforcer les mécanismes d’appui à ces unités productives qui constituent aujourd’hui la base du tissu économique du Togo et participent, de manière significative, à la croissance économique et à la création d’emplois.

Les discussions tournaient également autour du financement de l’économie et le constat qui s’est dégagé indique que :  les banques et les systèmes financiers décentralisés ont maintenu leurs concours vigoureux à l’économie. Le montant des nouveaux crédits mis en place au deuxième trimestre 2021 par les banques s’est élevé à 217 milliards, en hausse de 59% par rapport au niveau enregistré au même trimestre de 2020. Quant aux crédits octroyés par les institutions de microfinance aux agents économiques, ils ont crû de 38% à 47 milliards, sur la même période. Par ailleurs, les banques et les systèmes financiers décentralisés ont recouvré, respectivement, plus de la moitié et du tiers du stock des créances ayant fait l’objet de report aux entreprises et aux particuliers affectés par la crise sanitaire. Toutes ces évolutions encourageantes ont permis aux créances sur l’économie de progresser, en glissement annuel, de 4% à 1.376 milliards au 30 juin 2021, soit 30% du Produit Intérieur Brut. La hausse est essentiellement portée par l’accroissement des crédits au secteur privé. Cette situation reflète, entre autres, la volonté des banques et des systèmes financiers décentralisés d’accompagner la reprise économique, nonobstant le contexte marqué par la crise sanitaire liée à la Covid-19 , le niveau élevé des taux de dégradation de la qualité de leur portefeuille de crédit ; et les difficultés intrinsèques à l’activité d’intermédiation financière.

Le ministre Pré simfeitcheou déclare à ce sujet : « je voudrais féliciter les Directeurs Généraux des banques et des systèmes financiers décentralisés et les encourager à accroître davantage le niveau de financement. Je souhaite surtout que les concours à l’économie prennent en compte les trois préoccupations ci-après.Primo, le financement des TPME qui demeure faible, ce qui limite la contribution de ces unités productives à la création de richesses et d’emplois. Il est important que les banques et les systèmes financiers décentralisés créent des produits et services nouveaux et adaptés pour accompagner les TPME. Secundo, le niveau relativement élevé des taux d’intérêt pratiqués par les banques togolaises sur les nouveaux crédits mis en place, malgré la baisse enregistrée ces derniers mois. En effet, le taux d’intérêt moyen des crédits bancaires de la place demeure élevé par rapport à celui de la plupart des pays de l’Union, ce qui accroît le coût des investissements et augmente le risque de non-remboursement. J’ose espérer que les conclusions de l’étude en cours sur la détermination des conditions optimales de rémunération des ressources des banques sur le marché bancaire togolais permettront d’inverser cette situation. Mais d’ores et déjà, je voudrais exhorter les banques et les systèmes financiers décentralisés, chacun en ce qui le concerne, à prendre des dispositions idoines pour une baisse significative des taux débiteurs. Tertio, le sous-financement des secteurs de l’agriculture et de l’habitat. En effet, au deuxième trimestre 2021, les nouveaux crédits bancaires accordés aux secteurs de l’agriculture et de l’habitat n’ont représenté que 1,1% et 1,8%, respectivement, des concours globaux. Je souhaite que nous puissions approfondir, lors de nos prochaines sessions du CNC, l’analyse des facteurs de blocage des financements au profit de ces deux secteurs porteurs de croissance inclusive».

Enfin les participants se félicitent de la qualité des services financiers et c’est à juste que l’orateur Monsieur PRE Simfeitcheou souligne que : «Les informations disponibles indiquent que la profession, dans son ensemble, a fait des efforts dans l’offre de services de proximité par les banques et les systèmes financiers décentralisés. En outre, il est noté une évolution satisfaisante du respect des obligations des établissements de crédit vis-à-vis de leur clientèle, en particulier la transparence des conditions débitrices et créditrices appliquées à la clientèle et les informations relatives aux dispositifs internes de traitement des réclamations ».

Toutefois, au regard du nombre élevé des réclamations non résolues ou en suspens, il exhorte les Directeurs Généraux des établissements de crédit à redoubler d’ardeur dans la prise en charge des doléances des clients.