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Le Conseil des ministres valide l’adhésion du Togo à l’AIIB

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 Finance Corporation (AFC). Un projet de loi a été adopté en ce sens mercredi.

L’AFC est une institution financière multilatérale créée en 2007 avec une base de fonds propres de 1 milliard de dollars, dans le but de catalyser les investissements du secteur privé dans les infrastructures, à travers l’ensemble de l’Afrique. Avec une taille de bilan actuel d’environ 4,2 milliards de dollars, l’AFC est la deuxième institution financière multilatérale en Afrique et l’agence Moody’s Investors Service lui a décerné une notation A3/P2 (perspective stable). La politique d’investissement de l’AFC repose sur une connaissance approfondie du secteur, mais se concentre aussi sur le conseil financier et technique, la structuration et le développement des projets et le capital-risque, afin de répondre aux besoins de développement des infrastructures en Afrique, et de stimuler une croissance économique durable.  L’Africa Finance Corporation investit dans des infrastructures de haute qualité qui fournissent des services essentiels au niveau des principaux secteurs de l’énergie, des ressources naturelles, de l’industrie lourde, des transports et des télécommunications. 

A ce jour, l’AFC a investi environ 4 milliards de dollars dans divers projets dans 28 pays africains. L’adhésion du Togo devrait permettre à ce pays de bénéficier, à terme, de financements pour développer son économie. En ligne de mire, les grands projets contenus dans le Plan national de développement (PND). Dans cette logique, un second projet de loi prévoit l’adhésion du Togo à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB).

Créée il y a trois ans, l’AIIB a siège à Pékin. Elle entend concurrencer les grandes organisations internationales comme la Banque mondiale et le FMI. Son développement répond à des considérations économiques, mais aussi géopolitiques. Lors de sa visite en Chine en septembre 2018, le président Faure Gnassingbé s’était rendu au siège de la Banque. L’AIIB s’est fixée 3 objectifs, le développement d’infrastructures durables, les connexions régionales (terrestres, maritimes, de télécommunications, etc.) et la mobilisation des capitaux privés.  A cette fin, 6 secteurs prioritaires ont été identifiés : les infrastructures rurales et l’agriculture, l’énergie, la protection de l’environnement, les transports et télécommunications, l’eau et l’assainissement, et le développement urbain et logistique.