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Présentation du Rapport du FMI portant sur les Perspectives Economiques Régionales de l’Afrique Subsaharienne Edition 2022,

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Thème central de ce rapport, « Un nouveau choc, une faible marge de manœuvre

Les pays d’Afrique subsaharienne subissent un nouveau choc grave et de nature exogène, constate le Fonds monétaire international (FMI).

Le rapport répertorie les canaux de transmission du nouveau choc sur les économies de notre sous-région. Il s’agit des prix de l’énergie, des produits alimentaires et du coût du financement. L’envolée des prix du pétrole et des produits alimentaires pèse, en particulier, sur les soldes extérieurs et budgétaires des pays importateurs de ces produits et accentue les craintes de sécurité alimentaire dans la région.

Ainsi, les perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne mettent en exergue les risques d’aggravation de certains problèmes préoccupants de la région, notamment les conséquences sociales et économiques liées à la pandémie de la COVID-19, au changement climatique, à l’insécurité grandissante au sahel qui migre vers les pays côtiers, ainsi qu’au durcissement en cours de la politique monétaire dans les pays occidentaux.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué une flambée des prix des denrées alimentaires et des combustibles qui menace les perspectives économiques de la région. 

Ce nouveau coup dur n’aurait pas pu intervenir à un plus mauvais moment : la reprise de la croissance s’amorçait et les dirigeants commençaient à remédier aux séquelles sociales et économiques de la pandémie de COVID-19 et à d’autres problèmes de développement.

A l’ouverture de ce séminaire national de présentation des perspectives économiques régionales subsahariennes du FMI, Monsieur Agbenoxevi Kofi Paniah, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, qui représentait le ministre Sani Yaya, et qui présidait la réunion, a indiqué qu’en dépit d’un contexte difficile, le Togo était parvenu à réaliser un taux de croissance de plus de 5% en 2021 : « malgré le ralentissement généralisé que la plupart des économies du monde ont connu, en raison des effets de la pandémie de la covid-19, l’économie togolaise a été résiliente en affichant un taux de croissance de 1 ,8%.  Ce niveau de croissance a été rendu possible grâce aux mesures de ripostes prises par le gouvernement pour limiter l’impact de la crise sanitaire. Ainsi, les efforts du Gouvernement pour contenir les effets de la pandémie de la COVID-19 l’ont conduit à engager d’importantes ressources afin de financer les dépenses imprévues liées à la crise sanitaire. Toutes ces mesures prises parmi tant d’autres, ont permis d’atteindre un taux de croissance de 5,5% en 2021 contre une prévision de 4,8%. Cependant, la crise en Ukraine et la menace terroriste dans l’extrême nord du Togo risquent d’entrainer un ralentissement de cette dynamique de croissance enclenchée l’an dernier. Pour limiter l’impact de cette crise à la fois sur les finances publiques et sur les populations, le Gouvernement a pris une série de mesures conséquentes depuis le début de la guerre en Ukraine ».

Dans sa présentation de ce rapport, le représentant du FMI au Togo Maximilien Melou, a pour sa part indiqué que :‘Le contexte actuel est marqué par la crise en Ukraine qui arrive à la suite de la crise covid-19 qui a de façon drastique affecté les paramètres fondamentaux des économies de la sous-région limitant ainsi les marges de manœuvre que les pays ont pour riposter à ces chocs. Les recommandations proposées sont de deux ordres. Des recommandations à court terme qui consistent dans un premier temps d’essayer de contrôler et de limiter la vulnérabilité à la dette. Accorder aussi des subventions ciblées pour les populations les plus vulnérables. La deuxième priorité à court terme que le rapport identifie, c’est de pouvoir gérer le compromis qu’il y a entre l’inflation et la croissance’, a déclaré M. Melou.

Pour Tchasso Kpowbie Akaya, secrétaire permanent chargé des Réformes au ministère de l’Economie et des Finances, des mesures peuvent être engagées pour atténuer les chocs. Il a évoqué les moyens de réduire le coût de l’énergie, de réduire l’inflation et de booster la transformation agricole locale.

Il a par ailleurs indiqué que : « La solution c’est de densifier la production de notre pays notamment dans tous les secteurs que ce soit l’agriculture, l’industrie mais aussi les services. Continuer par financer l’économie de manière assez importante, il faut le rappeler, notre zone a été très résiliente en matière de politique monétaire et donc les taux continuent par être assez stables et soutenus pour faciliter le financement de ce secteur et accroitre la capacité de ce secteur privé à investir. L’Une des dernières solutions c’est aussi de diversifier l’économie, passer des produits primaires à des produits transformés mais tout en s’assurant que le Togo continue par assurer pleinement sa vision de transformation structurelle à travers la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo-2025 ».

La zone UEMOA a été très résiliente en matière de politique monétaire et donc les taux continuent par être assez stables et soutenus pour faciliter le financement et accroitre la capacité du secteur privé à investir.

Pour trouver l’équilibre entre juguler l’inflation et stimuler la croissance, les banques centrales ont un rôle central à jouer.

La communauté internationale doit passer à l’action pour atténuer la crise de la sécurité alimentaire. 

Dans leur récente déclaration commune, le FMI, la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies et l’Organisation mondiale du commerce ont appelé de leurs vœux la constitution de stocks alimentaires d’urgence, l’octroi d’une aide financière, y compris sous forme de dons, une augmentation de la production agricole et la levée des entraves aux échanges, entre autres mesures.