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Sani YAYA préside la 2ème réunion du CTCC État -secteur privé de l’année 2022,

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Préserver les équilibres macroéconomiques, priorité du Gouvernement togolais,

Le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, ainsi plusieurs de ses collègues ont échangé avec le secteur privé dans un style ou contexte contrasté en raison primo du recul de la pandémie, et secundo de la guerre en Europe de l’est, qui compromet les perspectives de reprise de l’économie mondiale, perturbée par des tensions inflationnistes inédites depuis plusieurs années.

Le Gouvernement togolais joue sa partition dans cette situation et même anticipe déjà en ce qui concerne le futur. Pour Sani Yaya, la priorité est de préserver les équilibres macroéconomiques, ainsi que la résilience sociale notamment des couches les plus vulnérables et de garder le cap des reformes afin de préparer au mieux l’avenir : « l’Ukraine et la Russie sont d’importants producteurs de blé, de gaz, d’engrais, de pétrole, etc. Le déclenchement de la guerre entre les deux pays a entrainé une envolée spectaculaire des prix de l’énergie et des produits alimentaires ; le baril atteint des seuils qui n’avaient plus été observés depuis 2014 selon les analystes et les prix mondiaux des produits céréaliers, du lait et des huiles alimentaires atteignent des niveaux records. Cette conjoncture internationale se répercute sur le niveau des prix au plan national : le taux d’inflation ressort ainsi à 7.5% en rythme annuel à fin avril 2022. Face à cette situation, le Gouvernement a pris plusieurs mesures afin de soulager les différentes couches sociales touchées par la hausse des prix mais aussi pour stabiliser les prix des biens et services. Ces mesures vont de l’exonération des droits et taxes sur les produits de première nécessité couplée avec le contrôle des prix, aux subventions directes sur les fertilisants et autres denrées. La superposition des crises qui secouent la planète, nous interpellent tous sur la nécessité de préserver nos équilibres macroéconomiques, ainsi que la résilience sociale notamment des couches les plus vulnérables et de garder le cap des reformes afin de préparer au mieux l’avenir. Nous devons tirer les leçons de ces différentes crises afin de changer résolument de paradigme pour produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons ».

Outre la conjoncture économique, ils ont évoqué d’autres sujets aussi bien importants tels que les problématiques fiscales et à en croire Monsieur YAYA : « je voudrais annoncer ici l’opérationnalisation récente des organes de recours. Ceci est une bonne nouvelle, qui fera avancer le dialogue fiscal voulu par les plus hautes autorités du pays et par les partenaires du secteur privé. Certes, en l’état, ce mécanisme, est perfectible et je sais qu’il y a des demandes dans le sens d’améliorer le cadre tel que proposé aujourd’hui. Il était important d’accélérer la mise en œuvre de cet important instrument, ce qui n’empêche pas de continuer à échanger sur les améliorations à y apporter. Nous sommes ouverts sur ce sujet.  Sur les autres questions fiscales, j’avais demandé une discussion directe entre l’Office Togolais des Recettes (OTR) et l’Unité de Politique   Fiscale (UPF) d’une part et le secteur privé d’autre part, afin de me remonter les points nécessitant une décision de ma part. L’OTR nous fera le point sur ces aspects ».

Le ministre est revenu au cours de cette rencontre sur l’opportunité qu’offre au secteur privé l’adhésion récente du Togo à l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA.). Ainsi dira t-il : « L’adhésion à l’ACA vient renforcer l’arsenal des mesures prises par le gouvernement pour stimuler l’investissement public et privé, local et étranger au Togo. Je voudrais lancer un appel à tous les acteurs économiques du Togo, aux investisseurs de tous horizons, afin qu’ils s’approprient ce nouvel outil pour en tirer le meilleur bénéfice. je voudrais clore mon propos en rassurant une fois encore les acteurs du secteur privé sur la disponibilité du Gouvernement à prendre en compte leurs recommandations afin d’améliorer le cadre d’exercice des activités économiques au Togo ».

Il apparait clairement aujourd’hui que c’est avec les entreprises, Petites, Moyennes et Grandes que le Gouvernement togolais relèvera les défis de long terme du Togo ; défis en terme de création d’emplois, défis en terme d’innovation et défis en terme de création de richesses.