Taux de croissance plus élevé que prévu

Taux de croissance plus élevé que prévu

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La session du Conseil National du Crédit (CNC) s’est tenue jeudi en vidéoconférence sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, et en présence de Kossi Ténou, le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

La dernière rencontre avait eu lieu fin décembre 2020.

Le CNC est un observatoire des évolutions économiques du Togo qui se réunit quatre fois par an. Il rassemble les représentants du secteur bancaire et de la micro finance, ceux du ministère de l’Economie et des Finances et de la BCEAO.

Les participants ont évoqué la situation économique, monétaire et financière du Togo au 31 décembre 2020 et celle des établissements de crédit des SFD (systèmes financiers décentralisés). Abordés également l’évolution du financement de l’économie et la note sur la qualité des services financiers.

‘Les données disponibles en mars 2021 indiquent que notre économie s’est montrée beaucoup plus résiliente face à la crise sanitaire, grâce, entre autres, aux mesures d’incitations fiscales et de soutien à la demande prises par le gouvernement. Elle a affiché une croissance plus élevée des activités économiques que celle estimée en septembre 2020.  Ainsi, le taux de croissance économique est révisé à la hausse à 1,8%. Cette progression est principalement portée par le regain d’activités dans les secteurs secondaire et tertiaire’, a indiqué Sani Yaya. Ce qui est une bonne nouvelle.

Le taux d’inflation est contenu à 1,8% et celui de l’endettement est ressorti à 59% du PIB en 2020.

Selon les perspectives pour 2021, la progression de l’activité économique devrait s’accélérer de 4,8%, en liaison avec les mesures prises pour une maîtrise des effets de la pandémie et une relance de la croissance économique. 

Le montant des nouveaux crédits accordés par les banques en 2020 s’est élevé à 590 milliards de Fcfa, contre 662 milliards enregistrés un an plus tôt. 

Les crédits octroyés par les institutions de microfinance aux agents économiques ont crû pour ressortir à 180 milliards, contre 179 milliards en 2019. 

Le taux d’intérêt moyen pondéré des crédits bancaires est demeuré à 7,7% entre 2019 et 2020. 

Cette moyenne masque, toutefois, de fortes hausses enregistrées par certaines catégories d’emprunteurs, notamment la clientèle financière, ainsi que les coopératives et groupements villageois. 

‘Je tiens à adresser ma satisfaction aux dirigeants des établissements de crédit et des systèmes financiers décentralisés pour les efforts déployés, afin de surmonter, en 2020, le choc induit par la crise sanitaire, en maintenant le profil haussier de la plupart de leurs principaux indicateurs d’activité’, a déclaré le ministre.

La qualité des services financiers s’est améliorée en 2020 au regard des informations disponibles, avec toutefois, des efforts à faire dans certains domaines pour mieux satisfaire les usagers des services financiers. 

Sani Yaya est revenu sur un problème observé ces derniers mois avec l’apparition de structures financières illégales proposant des rendements surréalistes allant jusqu’à 300%.

Le gouvernement a décidé de prendre toutes les mesures pour mettre fin à la prolifération de ces sociétés de placements, a rappelé le ministre.