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Un débat sans vote sur le Document d’orientation Budgétaire (DOB) s’est déroulé au parlement,

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La représentation nationale félicite le Gouvernement pour sa diligence,

Un débat sans vote sur le Document d’orientation Budgétaire (DOB) a eu lieu jeudi à l’Assemblée en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya.

Le DOB se veut un cadre d’échanges entre le gouvernement et le Parlement. Outil d’orientation à la programmation et à une gestion budgétaire efficace et transparente institué par la réforme du cadre harmonisé de gestion des finances publiques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) définit la trajectoire des finances publiques et les orientations de la politique de développement du gouvernement en lien avec la stratégie nationale et les critères de convergence communautaire .

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2023-2025 a été élaboré dans un contexte de reprise de l’activité économique en 2021.Mais à l’heure actuelle, le Togo fait face à plusieurs incertitudes qui sont apparemment des défis.

La première est liée à la crise du Covid, même si elle est jugulée aujourd’hui, il y a des menaces sur l’évolution de la pandémie et donc l’impact sur l’économie. La seconde concerne la guerre en Ukraine et la dernière porte sur la situation sécuritaire dans la sous-région.

Pour consolider les acquis et faire face durablement à ces défis, je voudrais réitérer la volonté du gouvernement à poursuivre la mise en œuvre des reformes et actions visant la transformation structurelle de notre économie, la promotion de la production locale et la consommation locale notamment la production des engrais, d’intrants agricoles et des produits locaux ainsi que l’amélioration de l’offre de l’Energie’, a déclaré Sani Yaya.

Selon les perspectives, la croissance sera de de 5,9% en 2022 de 6,5% en 2023 et de 7% en 2025.

Cela montre le dynamisme de notre économie et l’efficacité en tout cas des politiques publiques mises en œuvre et la précision de la vision du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE qui par son impulsion continue à conduire le bateau Togo, avec beaucoup de doigté, de leadership avisé. S’agissant des investissements, le Gouvernement fera appel au secteur privé notamment dans la construction des infrastructures et dans les mines. Ainsi, les investissements privés représenteraient en moyenne 16,1% du PIB à moyen terme contre 14,5% en 2022. Par ailleurs, la modernisation de l’agriculture qui a été un point important lors de cette discussion devra baliser la voie au lancement des PME-PMI dans les industries de transformation notamment agricole. L’objectif désormais assigné au secteur agricole est qu’il prenne toute sa part dans l’émergence du Togo et qu’il contribue davantage à la croissance, en valorisant au mieux les atouts et ses potentialités. Sur les trois prochaines années, la transformation agricole sera l’un des piliers de la croissance économique attendue avec notamment l’implantation d’usines de transformation agro-industrielle au sein de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), a souligné le ministre.

La trajectoire fixée en termes d’orientation budgétaire est soutenable. Au plan social, la politique du gouvernement sera de favoriser une croissance économique endogène portée par des dépenses sociales ciblées, importantes en vue de soutenir la consommation intérieure et améliorer le bien-être des populations.

Le Togo prévoit un retour à un déficit de l’ordre de 2,9% qui est dans la limite de la norme UEMOA et c’est ce qui est convenue avec l’ensemble des partenaires à 3% en 2024 et 2,9% en 2025.

La politique budgétaire face à ces incertitudes adoptera une stratégie prudente qui respecte les principes fondamentaux en matière de gestion des finances publiques et de transparence. « Les Choix budgétaires, je l’ai déjà indiqué, les secteurs prioritaires de la feuille de route gouvernementale bien sûr le social, l’axe 1 qui à lui seul va mobiliser plus de 50% des ressources et puis les autres aspects notamment l’agriculture. Voilà un peu les grandes priorités des choix budgétaires. En ce qui concerne la dette publique, vous avez pu constater que nous avons élaboré une stratégie soutenable dans les trois prochaines années et nous respecterons toutes les normes et les critères en la matière de sorte à ce que le risque de surendettement soit un risque faible, modéré.  Nous mettrons également l’accent sur la budgétisation sensible au genre et notamment la décentralisation », indique enfin Monsieur Sani YAYA qui a exprimé toute sa gratitude à l’hémicycle et a rassuré les parlementaires que leurs pertinentes observations et recommandations seront prises en compte lors de la finalisation de la loi de finances exercice 2023.