Le Togo réalise ce 23 mars 2026 un taux de couverture impressionnant de 538,30% sur le marché de l’UMOA-titre

Le Togo réalise ce 23 mars 2026 un taux de couverture impressionnant de 538,30% sur le marché de l’UMOA-titre

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Témoignage de la confiance des investisseurs dans la solidité économique du pays

Cette opération a permis au Togo de lever un fonds important d’un montant de 27,5 milliards pour financer ses projets de développement. Il s’agit bien sûr des résultats de l’adjudication du trésor du Togo prévue le 20 mars concernant les instruments de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et de deux Obligations Assimilables du trésor (OAT) pour un montant de 25 milliards f CFA. Les soumissions sont ressorties à 134,57553 milliards de FCFA soit un taux de couverture de 538,30%.

Initialement à la recherche de 25 milliards de f CFA, en s’appuyant sur les instruments BAT et OAT du marché financier de l’UMOA, les autorités financières ont pu retenir une enveloppe supérieure c’est à dire 27,5 milliards de f CFA, signe de la confiance des investisseurs et de la bonne tenue du profil de risque du pays. Depuis son retour sur le marché de l’UMOA le 03 mars 2026 des résultats forts probants sont obtenus par notre pays. Cette deuxième sortie sur le marché régional s’inscrit dans la stratégie de financement du budget 2026 du Togo arrêté à 2751 milliards de FCFA. Selon les prévisions des autorités, 463 milliards de FCFA devront être mobilisés sur le marché de titres publics de l’UMOA afin de couvrir une partie des besoins de financement de l’État. Et si les calculs sont bons, en deux sorties il ne reste qu’à mobiliser 413,5milliards de FCFA.

Les BAT sont des instruments à court terme (moins d’un an), souvent utilisés pour gérer la trésorerie courante de l’État, tandis que les OAT, de maturité plus longue, visent à soutenir la mise en œuvre de projets économiques à forte valeur ajoutée. Et pour rappel, le recours au marché régional n’a rien d’exceptionnel : il s’agit d’une stratégie récurrente des États de l’UEMOA, dont le Togo, pour mobiliser des ressources à moyen et long terme afin de financer les besoins budgétaires, notamment les investissements publics structurants, le remboursement de la dette intérieure, ou encore le soutien aux secteurs productifs.